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  • Publier le: 02 avril 2020

L’UNICEF estime a nos jours que, plus de 650 millions de femmes ont été mariées avant l’âge de 18 ans. En 2016, 5,6 millions de filles de moins de 18 ans sont devenues des épouses. 38% des jeunes femmes en Afrique sub-saharienne se sont mariées avant l’âge de 18 ans. Les mariages précoces et forcés restent une préoccupation majeure au Cameroun et selon les chiffres du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, au moins 41% des adolescentes camerounaises sont forcées a se marier généralement avec des hommes beaucoup plus âgés. La situation est plus préoccupante dans les régions de l’Extrême-Nord où environ 80% des femmes se marient prématurément.

Le mariage avant l’âge de 18 ans est une violation des droits de l’ homme. Malgré les lois interdisant cette pratique, elle reste néfaste, répandue et peut entraîner des souffrances à vie. Les filles qui se marient à moins de 18 ans sont moins susceptibles de rester à l’école et plus susceptibles de subir  les violence domestique.Le taux de deces chez les jeunes adolescentes  est plus elevé à cause des complications pendant la grossesse et l’accouchement par rapport aux  femmes ayant une vingtaine d’année; et leurs enfants sont plus susceptibles d’être mort-né ou  de mourir au cours du premier mois de leur vie. Les filles autochtones sont plus vulnérables en raison du poids de la culture et de la tradition.

Réponse

  • Renforcer les capacités de 50 chefs traditionnels et religieux dans l’Arrondissement de Santa dans le  Nord-Ouest du Cameroun sur les conséquences négatives des mariages précoces et forcés en avril 2012. Un fonds de solidarité a été créé à la fin de l’atelier afin de  soutenir l’éducation des filles dans cet Arrondissement et plus de 100 filles en ont bénéficié.
  • Une réunion de consultation avec 20 jeunes filles autochtones afin de discuter de leurs avenir éducatives et professionnelles à Yaoundé le 11 octobre 2018. L’objectif de cette réunion était que les filles aient une orientation fixe pour leur avenir.
  • Formation de 20 jeunes filles autochtones sur les conséquences négatives des mariages précoces et forcés afin qu’elles deviennent des formatrices. L’objectif étant de procéder à la restitution des formations reçu dans leurs différentes communautés et prêcher pour mettre fin au mariage des enfants.
  • Renforcement des capacités de 100 jeunes enfants déplacés interne du lycée de koutaba dans la région de l’Ouest du Cameroun sur l’impact de la crises socio-politique sur l’éducation de la fille et le mariage des enfants le 11 octobre 2019. l’objectif était d’identifier les causes et les conséquences des mariages précoces et forcés ainsi que les propositions des stratégies  pour mettre fin aux mariages des enfants.